Agir pour le climat et pour la biodiversité : deux objectifs indissociables.

Le stockage du carbone est l’un des multiples services rendus par la forêt.

Ce stockage est d’autant plus important que l’écosystème forestier est en bonne santé. Et cette bonne santé dépend avant tout de la diversité des espèces présentes dans cet écosystème, de leurs interactions et de leurs capacités d’évolution.

Favoriser la biodiversité des forêts est donc un enjeu tout simplement indissociable des enjeux climatiques.

La priorité : préserver l’existant

En France, agir pour la forêt ne nécessite pas d’étendre la surface forestière puisqu’on constate déjà son expansion naturelle.

En revanche, on observe depuis quelques années une diminution de la capacité de séquestration carbone des forêts, du fait notamment des effets du changement climatique qui les fragilise. Par ailleurs, une forêt adulte a une capacité annuelle de séquestration carbone bien supérieure à celle de jeunes plants.

La priorité absolue est donc de prendre soin des forêts actuelles.

L’intelligence humaine : notre meilleur atout pour préserver les forêts.

Régénérer, adapter, préserver la forêt dans un contexte de changement climatique nécessite un suivi fin et continu, ponctué d’interventions ciblées pour accompagner l’écosystème sans le déstabiliser.

Les outils numériques et l’intelligence artificielle peuvent être de puissants alliés du forestier pour optimiser les opérations administratives et de gestion.

Mais ils ne peuvent se substituer au jugement d’expert du forestier et à son sens du terrain, indispensables pour comprendre et gérer des situations chaque fois uniques et parfois inédites.

Le carbone séquestré ne dépend pas que du nombre d’arbres plantés.
De plus, les capacités de stockage du carbone sont extrêmement variables d’une essence à une autre.